1997-2001
Les paumes
Depuis une trentaine d’années, le sujet de l’arbre s’infiltre dans presque toutes mes séries jusqu’à constituer des ensembles conséquents (Sol-Aire 1997, Commentaire 1998-2001, Point de vue 2000-2001, Les Écritures aléatoires 2020, Les Cartes du vivant 2019-2020, Arbres – toujours en cours). Compagnon de l’homme depuis la nuit des temps, l’arbre renvoie aussi à l’enfance, au plaisir d’explorer par le toucher, ce regard qui passe par les mains, textures et rugosités particulières.
La série Les Paumes s’inscrit dans la rencontre avec la végétation des bords de mer lorsque j’habitais dans le Sud, près de Saint-Cyr. Je percevais les palmiers, si éloignés des oliviers familiers, comme d’immenses paumes, des mains ouvertes, mobiles, aux multiples doigts élancés caressant les brises. Une seule lettre les diffère, les fait évoluer de palmes à paumes. Dans la chambre noire, grâce à des solarisations sur papier sensible aux résultats toujours incertains, j’ai transposé ces danses lumineuses en pièces uniques, aux noirs argentiques veloutés.